Nibiru Approche. Danilo Clementoni

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Nibiru Approche - Danilo Clementoni

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il s’agit, mon pauvre vieux cœur pourrait s’arrêter.

      — D’accord.

      Jack fit une petite pause, puis dit d’une seule traite :

      — Je me trouve en ce moment en orbite autour de la Terre. Je suis sur un vaisseau extraterrestre et j’ai des informations terribles à communiquer directement au président des États-Unis. Vous êtes la seule personne en qui j’ai confiance et qui pourrait me mettre en contact avec lui. Je vous jure sur feu mon cher père que ce n’est pas une plaisanterie.

      De très longues secondes passèrent, pendant lesquelles aucun son ne sortit du haut-parleur du téléphone. Jack eut un instant peur que l’amiral n’ait eu une attaque. Puis la voix rauque à l’autre bout du fil dit :

      — Mais tu m’appelles vraiment de là-haut ? Et comment diable fais-tu ?

      Wilson est un type incroyable. Au lieu de s’inquiéter des extraterrestres, il se demande comment je peux utiliser mon portable d’ici… Exceptionnel…

      — Eh bien, avec leur technologie, ils ont réussi à établir une espèce de connexion avec un satellite de télécommunications. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus.

      — Des extraterrestres. Mais d’où viennent-ils ? Et qu’est-ce que c’est que cette catastrophe imminente ? Et puis pourquoi ils t’ont emmené, précisément toi ?

      — Amiral, c’est une longue histoire, et j’espère vivement avoir le temps de vous la raconter, mais pour l’instant le plus important est que vous me mettiez en contact avec le président.

      — Mon garçon, j’ai une confiance aveugle en toi, mais pour que notre cher président digère une chose pareille, il me faudra un peu plus que ton coup de fil.

      — Je m’en doutais, et c’est normal, répondit Jack. Et si je vous disais qu’en ce moment, vous êtes assis sur un fauteuil marron foncé et que vous avez un exemplaire du New York Times sur les genoux, mes affirmations vous sembleraient plus convaincantes ?

      Pétri avait réussi à relever les coordonnées de l’amiral par le signal qu’émettait son téléphone, avait positionné le Théos au zénith de la ville et avait activé les senseurs à courte portée en les pointant directement sur la source des émissions.

      — Par tous les diables, s’écria l’amiral en sautant sur ses pieds et en faisant tomber le journal. Mais comment le sais-tu ? Il ne peut pas y avoir de caméras dissimulées ici. Des détecteurs passent mon bureau au peigne fin tous les jours.

      — En fait, ce n’est pas avec une « caméra » que nous arrivons à vous voir. Disons que c’est un système de vision absolument incroyable. Nous sommes à 50 000 kilomètres de la Terre et je pourrais lire votre journal sans difficultés. Je pourrais même vous dire quel est le rythme de vos pulsations cardiaques en ce moment.

      — Tu plaisantes, n’est-ce pas ?

      Jack jeta un coup d’œil à Pétri qui changea aussitôt le mode de visualisation.

      L’amiral leur apparaissait maintenant sous la forme d’une silhouette rougeâtre, avec des nuances jaune clair et gris foncé. En haut à droite de l’écran, d’autres chiffres apparurent. Jack les lut et annonça :

      — Votre cœur bat actuellement à quatre-vingt-dix-huit pulsations par minute, et votre tension artérielle est de 135/90 mm de Hg.

      — Eh, je sais, elle est un peu élevée. Je prends même des médicaments pour la réguler, mais ça ne marche pas toujours. Tu sais, l’âge…

      Il s’arrêta un instant et s’écria :

      — Mais tout cela est absolument incroyable, c’est stupéfiant. Tu penses pouvoir faire la même chose avec le président ?

      — Je crois que oui, répondit Jack en cherchant du regard la confirmation de Pétri, qui se contenta d’approuver légèrement de la tête.

      — Est-ce que tu pourrais au moins me dire quelques mots de ce qui doit se passer ? Vu qu’ils sont venus de Dieu sait où pour nous en informer, ça doit être bigrement sérieux.

      — Oui, il est normal que vous le sachiez.

      Élisa l’incitait à poursuivre par de grands gestes de la main et des grimaces étranges de la bouche.

      — Leur planète s’approche très rapidement de la nôtre. Un de ses satellites, Kodon, en l’occurrence, nous effleurera dans un peu moins de sept jours et pourrait causer une série de bouleversements indicibles. Même notre orbite et celle de la Lune pourraient être touchées. Sur notre planète, des marées successives pourraient submerger les terres émergées et les eaux pourraient balayer des millions et des millions de personnes. En bref, une catastrophe.

      L'amiral était resté sans voix. Il retomba lourdement sur son fauteuil marron, et ne put que murmurer, d’un filet de voix :

      — Que le diable m’emporte.

      — En fait, nos amis ici présents seraient heureux de mettre à notre disposition un système en mesure de limiter la majeure partie de ces effets néfastes, mais c’est une procédure très risquée et qu’ils n’ont encore jamais complètement expérimentée. De plus, même si tout devait se passer pour le mieux, nous ne pourrions pas subir l’événement sans dommages. Une partie de l’influence planétaire, même réduite, ne pourra malheureusement pas être endiguée. Nous devrions donc nous organiser pour limiter au maximum les dégâts et les pertes.

      — Mon garçon, répondit faiblement l’amiral. Je crois que le président doit être immédiatement informé de ce que tu viens de me dire. J’espère seulement, pour toi et pour moi, que ce n’est pas une plaisanterie, parce nous ne nous en sortirions ni l’un ni l’autre ; même si j’espère de tout cœur que ce soit le cas. Peut-être que je me suis simplement endormi dans mon fauteuil et que je vais bientôt me réveiller et me rendre compte que tout ça n’est rien qu’un affreux cauchemar.

      — J’aimerais beaucoup, Amiral. Mais hélas, tout cela n’est pas un mauvais rêve, mais la réalité crue. Je m’en rapporte à vous pour que cette information parvienne au président.

      — Ok. Laisse-moi juste un peu de temps pour trouver le bon canal. Comment pourrai-je te recontacter ?

      — Je pense que vous pouvez tout simplement me rappeler à ce numéro, dit Jack en cherchant le regard de Pétri qui haussa les épaules, incertain.

      — Ça devrait marcher, reprit-il. De toute façon, si je n’ai pas de vos nouvelles d’ici une heure, c’est moi qui vous rappelle, d’accord ?

      — D’accord, à plus tard.

      — Je vous remercie infiniment, dit le colonel, et il mit fin à la communication.

      Il resta quelques instants absolument immobile, le regard perdu dans le vide, puis dit très tranquillement aux autres, pendus à ses lèvres :

      — Il va nous aider.

      — Espérons-le, répondit Élisa, chancelante. Je pense que ce ne sera pas facile de convaincre le président qu’il ne s’agit pas d’un canular.

      —

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